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PROCHAIN CONSEIL MUNICIPAL: VENDREDI 23 Juin 2017 à 18H30............

lundi 29 novembre 2010

Christophe Bérenger: Mannevillais, Maître maçon et imaginier de pierre et de bois du XVIème Siècle.

Mannevillais aujourd'hui tombé dans l'oubli, Christophe Bérenger fut cependant en son temps un artisan reconnu. L'on trouve en effet traces de ses réalisations dans divers écrits relatant les travaux de réparations et de reconstructions des nombreux édifices religieux détériorés par les Huguenots lors des premiers troubles de 1562 opposant catholiques et protestants.

Ainsi en 1564, aurait-il participé à la reconstruction de l'Eglise Notre-Dame de La Ronde, autrefois située à la place de l'actuelle rue Thouret à Rouen, face à la cour du Palais de Justice, et démolie en 1798 avec la disparition de la Paroisse.

Lui aurait été confiée, entre autres, la réalisation du Crucifix de l'Eglise, ainsi que de deux "images" (statues de Saints) représentant pour l'une la Sainte-Vierge, pour l'autre Saint-Jean.

La réputation de notre Mannevillais devait-être telle que, fin 1564, début 1565, les trésoriers de la fabrique de l'Eglise de Caudebec-en-Caux firent appel à lui pour la restauration du jubé de la dite Eglise. La lecture du devis adressé par ses soins à la fabrique, laisse entendre qu'il aurait également fait pour cette Eglise un Crucifix, et réparé de nombreuses statues ou images.

Pourtant cet artisan réputé n'était visiblement pas bien riche, bien au contraire: contraint de se faire verser par avance de quoi acheter sa matière première, il se faisait payer ses travaux au fur et à mesure de leurs avancées, et demandait également que l'on lui fournisse le gîte et le couvert...







Sources:
* "Nouvelle biographie Normande" par N.N. OURSEL, Supplément de 1888.
* Planche de Notre-Dame de La Ronde, interprétée par T. de JOLIMONT en 1845, d'après le "Livre des Fontaines" de 1525.
* "Bulletin de la commission des antiquités de la Seine Inférieure", Tome VI, 1882 à 1884.
* Extrait des comptes de la fabrique de Notre-Dame-de-La-Ronde.

mercredi 24 novembre 2010

vendredi 19 novembre 2010

Compte-rendu de conseil du 04 Novembre 2010

Le 4 novembre 2010, à vingt heures trente, le Conseil Municipal de Saint Pierre de Manneville, s’est réuni sous la Présidence de Madame TOCQUEVILLE, Maire

Présents : Mme TOCQUEVILLE Nelly, Mme MANZANARES Brigitte, Mme AIRAULT Françoise, Mme BAHAUT Arielle, M. BARREAU Pascal, M BARREAU Guy, M. BERNARD Jean, M. CRESSY Roger, Mme HARDY Nirina, M LEBRETON Éric, M. NION David, Mme VARON Chantal, M. VIEUILLE Gérard.

Absents ayant donné pouvoir : M. PIGACHE ayant donné pouvoir à Mme TOCQUEVILLE
Mme RHAM ayant donné pouvoir à Mme AIRAULT

Secrétaire de séance : Nirina HARDY



1) POUR PRESENTATION
PRESENTATION PAR LE P.N.R.B.S.N DE SES ACTIONS MENEES POUR LA COMMUNE
Les représentants du parc n’étant pas disponibles ce jour, une autre présentation est envisagée lors d’un prochain conseil.

2) POUR DELIBERATIONS
- APPROBATION DU COMPTE RENDU DU 3 SEPTEMBRE 2010
Le compte rendu du Conseil Municipal du 3 septembre 2010 est adopté à l’unanimité.

- CONVENTION AVEC LA CREA RELATIVE A L’ENTRETIEN DES APPAREILS DE DEFENSE CONTRE L’INCENDIE
Le Conseil Municipal après en avoir délibéré, décide à l’unanimité d’autoriser Madame le Maire, à signer une convention pour l’entretien des appareils de défense contre l’incendie avec la Communauté de l’Agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe.
La convention est conclue jusqu’au 3 janvier 2014.

- AVIS SUR LE PROJET DE PLU DE LA COMMUNE DE CAUMONT
Par délibération en date du 28 juin 2010, le Conseil Municipal de Caumont a arrêté le projet du plan local d’urbanisme de la commune.
Le Conseil Municipal de St Pierre de Manneville est appelé à se prononcer sur ce projet. Après en avoir délibéré, celui-ci décide à l’unanimité d’accepter ce projet.

- DEMANDE DE SUBVENTION DE L’ECOLE LOUIS PERGAUD POUR LE FINANCEMENT D’UNE CLASSE DECOUVERTE
L’école Louis Pergaud sollicite du Conseil Municipal une subvention pour la classe découverte du 21 au 25 mars 2011 qui se déroulera à Gouville dans la Manche, sur le thème de la mer et du cirque. Ce projet concerne les classes de CE et de CM, soit 45 élèves.

Le montage financier pour un total de 14053.00€ est le suivant :
Coopérative scolaire: 4835.50 €
Participation des familles: 6600.00 €
Subvention de la Commune: 2100.00 €
Subvention Conseil Général: 517.50 €

Le Conseil Municipal décide d’accorder une subvention de 2100 euros pour participer au financement de ce voyage.

- DEMANDE DE SUBVENTION AU CONSEIL GENERAL POUR LE FINANCEMENT D’UNE CLASSE DECOUVERTE ORGANISEE PAR L’ECOLE LOUIS PERGAUD
La Commune de Saint-Pierre-de-Manneville autorise le groupe scolaire Louis Pergaud à organiser une classe découverte sur la mer et le cirque.
Le Conseil Municipal demande une subvention auprès du Conseil Général afin de financer ce projet et s’engage à reverser cette somme à l’école.


3) POUR INFORMATIONS
- MONSIEUR VIEUILLE FAIT UN COMPTE RENDU DES TRAVAUX EFFECTUES SUR LE CHEMIN DU ROY
Deux parties sont à nettoyer sur ce chemin.

Sur la première partie , Mr GILLES a commencé à nettoyer, couper, abattre des arbres, beaucoup d’entre eux sont abimés. Les racines sont à l’air libre et les troncs sont morts, le lierre qui les encercle est à retirer. Il faut donc en abattre un certain nombre mais une replantation d’arbres est envisagée.

Sur la deuxième partie de ce chemin, la Commune a demandé une autorisation auprès de Mr Colombel afin d’y remettre de la terre. Il est prévu de mettre une barrière derrière l’immeuble de La Ferme. Mr VIEUILLE regrette que certains riverains aient coupé des arbres sans autorisation. Il est nécessaire d’être attentif à l’entretien de chemin, en particuliers, pour éviter des interventions privées intempestives.

- MONSIEUR VIEUILLE FAIT UN COMPTE RENDU DES TRAVAUX EFFECTUES SUR LA VOIRIE
- Deux coussins berlinois ont été posés devant le château de Mr Du Pontavice, un « cédez le passage » a été ajouté à la Chesnaye ainsi qu’un passage protégé au niveau de l’arrêt de bus, route de Quevillon.
- Mr VIEUILLE a rencontré Mr Castel, de la Direction des Routes, qui lui a confirmé la prise en charge de l’axe médian de la chaussée ; ceci a entrainé une baisse du devis initial. Cette économie va permettre le remplacement du miroir cassé , Chaussée de Bellegarde et de retracer les places handicapées sur le parking.
- Beaucoup de personnes sont satisfaites de la pose des coussins berlinois qui a effectivement fait ralentir les véhicules.
- Mme RHAM demande pourquoi la CREA n’a pas pris en compte le marquage. Mme TOCQUEVILLE répond que la compétence voirie ne prendra effet qu’au 01/01/ 2012. Ce projet était budgété cette année, il était nécessaire et urgent d’effectuer ces travaux
- CIR va prendre en charge l’installation d’un stop à la sortie du Clos Jean.

- COMPTE RENDU DES GROUPES DE TRAVAIL AU SEIN DE LA CREA
- Mr VIEUILLE résume la réunion sur les déchets à laquelle il a participé.
L’objectif de cette réunion était de réfléchir à une optimisation et une réduction des déchets des consommateurs, à la fréquence des ramassages. Une réflexion est en cours quant au problème du ramassage des déchets verts. Il est évoqué l’éventualité d’un broyeur intercommunal.

- Mr NION résume les commissions « jeunesse » qui se sont tenues à Rouen.
Un espace « étudiant » va être créé offrant un service animation (auditorium, vidéothèque) destiné à tous les étudiants de Rouen quel que soit leur établissement.
La CREA relance la campagne « soutenir un projet » pour les 18-30 ans. Celle-ci offre une subvention de 5000€ à tous les lauréats qui auront proposé des projets et qui auront été retenus.
Le 16 octobre, Mr NION s’est rendu à une réunion traitant du logement des étudiants.
25000 étudiants logent dans la CREA. Il serait souhaitable de créer de nouveaux logements ( hôtel à loyer modéré), et de développer la cohabitation.
La CREA propose de créer une charte du logement étudiant.

Mr NION a participé à une réunion, le 23 octobre, sur les transports.
Il est prévu une annualisation des tarifs sur tout le territoire de la CREA. 3 lignes de bus,la nuit, restent ouvertes au public. La CREA a pour projet de proposer aux usagers un seul titre de transport dans tout le Département pour tous les services. De nouvelles rames de métro seront remplacées en 2012.

Mr NION fait part des manifestations organisées par la CREA :
- création d’un évènement national sur la jeunesse.
- le studio 106 sera inauguré le 26 novembre (3 groupes locaux se produiront une fois par mois)
- les Transeuropéennes ne concernent pas assez le jeune public.
- la CREA « court » (plusieurs courses à pieds dans tous les établissements scolaires)
- un grand événement national sportif est à l’étude

DIVERS
Mr VIEUILLE a participé à une réunion au SIERG, le 30 septembre , afin d’évaluer l’entretien de l’éclairage public pour les années à venir.

Plusieurs points ont été signalés :
- mise en sécurité des mâts du stade
- l’armoire électrique du stade est défectueuse.
- d’ici 2015, changement des lanternes à la Chesnaye, aux Tilleuls et au Val Adam
- la commune est équipée de 8 horloges astronomiques, 4 ont un système plus ancien qu’il faudra songer à remplacer.

La hotte de la cuisine a été nettoyée.

La Commune a fait une demande auprès du Conseil Général pour le prêt et l’installation d’ un radar pédagogique en 2011. Mr VIEUILLE a reçu une réponse favorable.

Mme MANZANARES fait part de la réalisation d’un aménagement, par les agents communaux, au cimetière, dans la partie du columbarium et du jardin du souvenir. Des plantations ont été réalisées.
Elle résume l’exercice du PPMS qui a eu lieu le 7 octobre à l’école. Il a été noté qu’il est nécessaire d’effectuer quelques aménagements (portes) et achats (piles, jeux de société).
Les agents communaux ont installé le pare ballons, au terrain de foot.

Mme TOCQUEVILLE informe les membres du Conseil Municipal que le contrat de Mickael Lefebvre a été renouvelé pour 6 mois. Il bénéficiera d’une formation concernant les espaces verts.
Un verrou a été installé à la sacristie de l’église, suite à la demande du prêtre.

Mme TOCQUEVILLE annonce qu’elle a contacté les banques afin d’étudier la renégociation des taux d’emprunts. Elle est en attente de nouvelles propositions.

Gîte du Valnaye : Mr Bachelet a demandé le changement de catégorie de son établissement ainsi que la possibilité de transfert d’appel de surveillance de nuit à son domicile en cas d’hébergement en gîte. Le SDIS a répondu défavorablement à sa requête. Mme TOCQUEVILLE l’en a informé.

Mme TOCQUEVILLE a rencontré CIR à propos de l’entretien des espaces verts au Clos Jean. La société va procéder à leur réhabilitation et à leur entretien.

Le repas des Anciens, dimanche dernier,s’est déroulé dans une bonne ambiance, les Ainés ont passé une bonne journée.

Dates à retenir :
10/11/2010 : inauguration H2O
15/01/2011 : vœux du maire
20 et 27/03/2011 : élections cantonales

Mme BAHAUT fait part d’une réunion sur la constitution de la Charte du PNRBSN, qui sera présentée, le 24/11/2010 au Trait de 18H à 20H.
4 ambitions stratégiques (vocations du parc) sont affirmées :
1 – être garant du respect du territoire
2 - être acteur des mutations du territoire
3 – être ambassadeur des valeurs du territoire
4 – être partie prenante pour mener un projet partagé.

Une étude des risques a été menée par le Parc. Il apparaît une démarcation très nette des inondations et des risques industriels nettement en hausse sur les communes du Parc.

Des « fiches mesure » du Parc sont téléchargeables sur le site internet du Parc.

TOUR DE TABLE :
- Mme AIRAULT note que la cabine téléphonique ne fonctionne pas
- Mme RHAM fait état de trous rue Chiquet
- Mr G. BARREAU demande un panneau de « voie sans issue » devant la propriété de Mme CERTAIN, rue de Bas. Il relate un problème de dangerosité à l’angle de sa maison et de la route de Sahurs, pour les piétons traversant la route.
- Mr P. BARREAU fait part d’un problème de chauffage à l’école en début de saison. Mr Hordel, chargé de l’entretien, est intervenu à ce sujet. Les Anciens au foyer rural se plaignent du froid le jeudi après midi.
- Mr NION demande si le poteau électrique qui est dans la propriété de Mr et Mme JUNG a fait l’objet d’un examen. Mme TOCQUEVILLE l’informe que le SIERG est intervenu et que le nécessaire va être fait.
- Mme BAHAUT annonce que l’enquête Agglo Vélo va commencer fin décembre, début janvier. Un problème d’enrobé serait décelé, le coût de l’entretien des chaussées serait élevé. Mme TOCQUEVILLE répond que lors des dernières réunions, ce problème n’a pas été mentionné par l’équipe en charge du dossier.
- Mme VARON fait un bilan de l’ADMR. Le bilan financier est positif, mais une grande inquiétude demeure quant au devenir de l’association. En effet, il y a peu de volontaires pour faire vivre l’Association. L’activité est pourtant en hausse.

Fin de séance à 23H15.

Une Croix Monumentale..... sans croix !!!

Edifiée au XVIème siècle, la Croix Monumentale située au sud de l'enceinte de l'Eglise Saint-Pierre était constituée d'un socle en calcaire, et arborait à sa cime une superbre croix en fer forgée...
Tout ceci est à l'imparfait, car cette croix en fer forgé n'est plus à sa place depuis déjà quelques mois.
Quelques morceaux de cette croix ont été retrouvés autour de l'église et rapportés en Mairie, mais il manque des fragments, ce qui empêche pour le moment sa reconstitution.
Peut-être un jour sera-t-il possible d'envisager la restauration de cette croix dont l'ensemble est inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel.
Si vous retrouvez ou avez retrouvé des fragments de cette croix, pensez à les rapporter en mairie: il en va de la sauvegarde de notre patrimoine.

Dimanche 07 Juin 1875: La procession de la Fête-Dieu finit mal...

Le Dimanche 07 Juin 1875, se déroulait dans notre village la traditionnelle Procession de la Fête-Dieu.
Alors que la procession sortait de l'Eglise, elle rencontra sur son chemin un "reposoir" (croix de fleurs et de feuilles, posée sur une serviette elle-même placée sur le sol).
Comme le voulait la tradition, la procession s'arrêta afin que le prêtre puisse bénir le reposoir posé devant la maison d'Eugène-Salomon Delamare, débitant de tabac et cafetier de Saint-Pierre-de-Manneville.
C'est alors que plusieurs coups de feu retentirent et que Messieurs François Poulain, conseiller municipal et membre de la fabrique* de Saint-Pierre-de-Manneville, et Ulysse Chandelier, cultivateur et membre du conseil de fabrique, s'écroulèrent sur le sol.
Le premier avait reçu une balle de révolver dans la poitrine, à quelques millimètres du poumon droit, et le second une balle dans le poignet gauche.
Le responsable: Mr Delamare, ancien militaire, amputé du bras gauche suite à une blessure en Italie, et ayant conservé son arme. Celui-ci en effet, suivant une tradition du village, avait tiré plusieurs coups de feu au moment du passage du cortège, mais ne voulait aucunement atteindre ce dernier. Il a déchargé son arme sur un mur proche de sa maison, et les projectiles ont malencontreusement ricoché, pour finalement atteindre la procession.

* fabrique: Conseil composé de laïcs qui avait pour tâche de gérer les revenus et les biens de la paroisse (le temporel).

vendredi 5 novembre 2010

Les Mannevillais et le "trou normand"...

S'il est une tradition Mannevillaise qui n'est pas encore tombée en désuétude, c'est bien la distillation.
On a toujours distillé à Saint-Pierre-de-Manneville: d'abord du vin puisque nous savons que la vigne abondait dans la région de Rouen sous Louis XII (rappelez-vous la grappe de raisins figurant sur le blason de notre village), à tel point que ce dernier donna en 1511 les premiers statuts à la corporation rouennaise des vinaigriers et distillateurs.
Mais, si Louis XII déclarait "qu'en Normandie, il y a plus grande foison et abondance de vin qu'auparavant, à cause que plusieurs gens du dit pays s'y étaient appliqués", la terrible répression du maréchal de La Mailleraye vit la quasi totalité des cépages disparaître de notre région.
Mais c'était sans compter sur l'ingéniosité des normands, qui ayant toujours eu un petit faible pour leur fameuse goutte ou eau-de-vie, se mirent, vers 1574, à distiller leur cidre, puis quelques grains et fruits.
Les distillateurs (ou chimistes comme on les appelait à l'époque) ne manquaient pas de travail, et les Mannevillais étaient d'excellents clients !!!
"Chez Louis Gardin, petit marchand de toiles à Saint-Denis-des-Monts, on consomme 30 pots d'eau-de-vie (60 litres) en deux mois; chez Carlet, à Moulineaux, 120 pots en 248 jours; chez Mathieu Duthil, laboureur à Duclair, 134 pots en 133 jours; chez Louis Morand, batelier à Saint-Pierre-de-Manneville, 228 pots en 289 jours."
Sachant qu'un pot fait deux litres, notre batelier consommait donc 456 litres de goutte par an, soit 1,25 litre de goutte par jour !!!
Ainsi qu'il est dit dans "L'historique de l'alcool en Normandie" présenté par M.A. DUBOSC le 07 Juillet 1899 à l'occasion d'une séance de la Société Industrielle:
A Saint-Pierre-de-Manneville, "Le "trou normand" était un véritable abîme"...

Source: "Historique de l'alcool en Normandie" par M.A. DUBOSC. séance du 7 Juillet 1899
(cliquez sur le titre pour accéder au texte)

Quand les Mannevillais pêchaient le saumon....

Sur le Blason de Saint-Pierre-de-Manneville figurent le Blé, le Raisin, le Bois et la Seine comme symboles de tout ce qui constitua la richesse de notre village.
Agriculteurs, vignerons et bûcherons étaient donc nombreux à tirer profit de la fertilité de la terre, et de la proximité avec la forêt de Roumare.
Mais une autre activité étaient également très répandue parmi les Mannevillais, et constituait une source de revenue non négligeable: la pêche.
Car le symbole de la Seine est aussi là: le fleuve voyait autrefois le saumon abonder, et ce jusqu'à la moitié du XIXème siècle, ainsi qu'il en est témoigné dans le "Précis analytique des travaux de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen pendant l'année 1852-1853".
"Les renseignements que j'ai recueillis me donnent lieu de penser que le saumon tend à abandonner l'embouchure de notre beau fleuve. Je puis du moins affirmer à l'Académie que les pêcheurs de Saint-Pierre-de-Manneville, qui, ordinairement, en livrent à la consommation deux ou trois cents par an, n'en ont pêché que cinq cette année (1852)."
Au travers de cet extrait, nous apprenons donc que non seulement les Mannevillais pêchaient pour se nourrir, mais encore que le fruit de leur pêche était suffisamment important pour qu'ils fassent commerce du saumon.
Souvenir d'un temps révolu où il était encore possible de vivre de ce que la nature voulait bien nous donner, pour autant que l'on sache prendre soin d'elle.

mardi 2 novembre 2010

Réunion de Conseil le Jeudi 04 Novembre 2010

La prochaine réunion de Conseil se tiendra le Jeudi 04 Novembre 2010 à 20H30.
Chaque Mannevillais peut-y assister s'il le souhaite...

lundi 1 novembre 2010

Saint-Pierre-de-Manneville dans le « Répertoire Archéologique de Seine-Inférieure » Abbé Cochet 1871

« REPERTOIRE ARCHEOLOGIQUE DE SEINE-INFERIEURE » Abbé Cochet 1871

SAINT-PIERRE-DE-MANNEVILLE :
Ép. romaine.
Voie antique nommée la Viette. Monnaies romaines sur ses bords.

Moyen âge.L’église, sous le vocable de Saint-Pierre, est entièrement du XVIème siècle. Le chœur est insignifiant; la nef est belle et importante. Son berceau est une bonne charpente du XVIème siècle. La porte est élégante et décorée de sculptures. Le vaisseau est éclairé par six fenêtres à compartiments, dont quelques- unes renfermaient des verrières.

Il n’en reste qu'un petit nombre de fragments : un Arbre de Jessé ; un saint Clément, pape; une Conversion de saint Paul et une Adoration des bergers. Dans la nef est une naïve peinture de 1600 , représentant le jugement de Notre Seigneur par Pilate.


Pour visionner les autres photos de l'église, cliquez sur le lien ci-dessous:

Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen du 26 Août 1789.

Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen du 26 Août 1789


Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.
En conséquence, l'Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Être Suprême, les droits suivants de l'homme et du citoyen.

Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.

Article 3 - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

Article 4 - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

Article 5 - La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.

Article 6 - La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Article 7 - Nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l'instant ; il se rend coupable par la résistance.

Article 8 - La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

Article 9 - Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

Article 10 - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.

Article 11 - La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Article 12 - La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.

Article 13 - Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.

Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Article 16 - Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.

Article 17 - La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.

Chemin du Roy: redécouvrez-le !!!

Très fréquenté jusqu'au milieu du XXème siècle par les piétons, les cavaliers et autres véhicules tractés par les animaux, le chemin du Roy était utilisé comme voie d'accès aux prairies humides des bords de Seine, mais aussi comme route principale pour traverser Saint-Pierre-de-Manneville et se rendre à Quevillon.
Un plan de cadastre datant de 1850 atteste de son existence, sur un trajet allant de l'entrée à la sortie de Saint-Pierre-de-Manneville pour aboutir au château de Quevillon.
Son nom laisse à penser que paysans, commerçants et pèlerins ne furent pas les seuls à emprunter ce chemin, mais que peut-être un ou plusieurs rois le foulèrent de leurs pieds...
Plus ou moins laissée à l'abandon dans sa seconde partie, seuls 600 mètres de cette ancienne route étaient encore praticables.
Mais ce n'est aujourd'hui plus le cas: vous pouvez maintenant vous y promener, seul ou en famille, pour vous rendre de l'église de Saint-Pierre-de-Manneville au bas de la route du Valnaye, et ensuite, pourquoi pas, remonter en forêt, aller sur le plateau, faire le tour de Saint-Pierre, pour enfin revenir à votre point de départ.
Une boucle fort agréable à faire, vous faisant découvrir des paysages variés, dont un superbe panorama sur la vallée de la Seine.
Alors, n'hésitez pas, et partez à la découverte ou redécouverte du chemin du Roy et de Saint-Pierre-de-Manneville.

Un grand merci à la Municipalité et à tous les riverains du chemin pour les efforts entrepris afin que la plus grande partie de ce chemin soit de nouveau accessible à tous.

Pour voir toutes les photos de cette Promenade, cliquez sur le lien ci-dessous:

SAHURS: Lettre de Voeu d'Anne d'Autriche du 21 Avril 1638

Pièce extraite du "Mercure de Gaillon", recueil de documents relatifs au diocèse de Rouen, édité pour la première fois en 1643

SAHURS: Chapelle Notre-Dame de la Paix, dite du "Voeu".

LE MERCURE DE GAILLON, 1643.
(Recueil de pièces relatives à l’histoire du diocèse de Rouen)

Extrait de l’introduction de Nicétas Périaux rédigée en 1876.

« « La pièce portant le n° VI est relative au vœu de la reine Anne d'Autriche. « Le vœu de la reine, » a dit M. Bouquet dans ses notes sur les Fastes Rouennais d'Hercule Grisel, p. 606, « a été le sujet d'un fort curieux recueil faisant partie de la bibliothèque de M. de Merval, et intitulé : « Le Voev de la Reyne, & la fondation de la chapelle de Nostre-Dame de la Paix, size à Sahvrs, imprimé à Rouen, en l'imprimerie de l’Archevêché, par Lavrens Mayrry, rue aux Juifs, derrière la chappelle du PaJays. M DC XXXIX. » On y trouve les détails concernant la fondation, par le sieur de Marbeuf, en son fief de Sahurs, d'une chapelle sous la dénomination de Nostre-Dame de la Paix, nom que lui donna l’archevêque de Harlay le 11 mars 1636. »

Le jour de l’Ascension 1637, la reine Anne d'Autriche, allant communier, s'informa au Père confesseur du roi, s'il n'y avait point quelque lieu de dévotion en France où l’on pût faire particulièrement des prières pour la paix ; la chapelle de Sahurs lui ayant été indiquée, la reine songea à y faire un vœu dont les suites ne se firent pas longtemps attendre.

Pendant tout le temps de sa grossesse, Anne d'Autriche n'avait cessé de penser à Rouen et à la chapelle de Notre-Dame de la Paix, fondée à Sahurs. Le 23 avril 1638, elle envoya, par le P. Marie, jésuite, et par un des gardes du corps du roi, pour être placée dans cette chapelle, une image d'argent pesant vingt-quatre marcs, avec son piédestal ; cet envoi était accompagné d'une première lettre de la reine à l'archevêque de Rouen, qui, le 27 du même mois, assisté d'environ cent curés, fit chanter le Te Deum « pour le premier mouvement senty de la grossesse de la Reine, » et ordonna l'ouverture, pour le samedi suivant, des prières de quarante heures dans la chapelle de Sahurs.

La statue, déposée le 23 avril dans la chapelle du Collège des Jésuites de Rouen, y fut bénite quelques jours après, transportée à Sahurs le 1er mai, et inaugurée le 2 par le curé de la Folletière, doyen de Saint- Georges, qui en avait reçu mission de l'archevêque.

Telles sont les circonstances qui ont donné lieu aux autres lettres que renferme cette partie du volume.

L'heureuse délivrance de la reine fut annoncée à Rouen, le 7 septembre, deux jours après l’événement, et l’archevêque de Harlay, « pour signaler à perpétuité la mémoire d'une si heureuse naissance de Monseigneur le Dauphin, grossesse et délivrance de la Reyne, qui faisoit espérer une paix générale à toute la chrestienté, » ordonna que le lendemain, en la chapelle où la reine avait envoyé son vœu, serait célébré et chanté l'office du Roi, composé nouvellement par un des membres du chapitre de la Cathédrale, le jour de la Nativité de-Notre-Dame et aux autres fêtes de la Vierge. Cette solennité fut accompagnée, à Rouen, d'une procession générale, de fêtes et réjouissances publiques.

La chapelle de Notre-Dame de la Paix existe encore, dans un bon état d'entretien. Elle fait partie du domaine appelé anciennement le fief de Marbeuf, qui est devenu la propriété de M. de Gibert. « C'est, dit M. l’abbé Cochet, dans son Répertoire archéologique de la Seine-Inférieure, une délicieuse construction qui aurait été élevée vers 1525. » Son érection est attribuée, comme on le voit plus haut, au sieur de Marbeuf, et par d'autres auteurs à Louis de Brézé, époux de Diane de Poitiers.


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